Le Fc Nantes Atlantique version 2006-2007 est donc la première victime du club rhodanien mais certainement pas la dernière! Lyon Bis, Lyon B, Lyon quand même. Privés de 9 de ses illustres titulaires, les lyonnais se sont malgré tout imposés avec maîtrise face à des nantais fort prometteurs.
Les canaris étaient d'ailleurs les premiers en action et ouvraient le score sur un maître coup franc de Nourdin Boukhari. (4'). Nullement paniqués, les joueurs de Gérard Houiller revenaient au score sur l'engagement profitant d'un relâchement coupable de la défense locale.(5') Le jeune Benzema ouvrait là un compteur buts qui promet de s'affoler cette saison au vu de la prestation remarquable du jeune prodige lyonnais.
Les jaunes et verts dominèrent légèrement cette première période fort agréable, ouverte, et riche en occasions. Wilhelmson et Capoue multiplièrent les centres sans pour autant trouver Diallo quelque peu esseulé et bien muselé par l'impeccable Squillacci.
Le second acte de la rencontre était à l'image des derniers déplacements lyonnais à la Beaujoire: une domination apparente des locaux, et un réalisme à tout épreuve du quintuple champion de France. Squillacci prenait le meilleur sur Guillon à la suite d'un corner de Ben Arfa et donnait l'avantage à son équipe. Enfin l'ex Rennais Kim Kallstrom se mua en passeur décisif pour Fred d'une passe en retrait toujours aussi imparable! La messe était dite par sa majesté l'Olympique Lyonnais en la cathédrale Louis Fonteneau, les 35 000 disciples nantais ne pouvaient que s'incliner devant la supériorité du club de père Aulas.
Un Jean Michel Aulas tout sourire et soulagé, d'avoir su gagner un premier match difficile à négocier sur un terrain qui ne lui réussit que très peu d'habitude. Il est bien sûr trop tôt pour tirer quelque conclusion de la première sortie officielle du champion sortant, mais il y a fort à parier qu'il sera bien difficile de contrarier les ambitions de Juninho and co cette saison.
Plutôt que de fustiger la moindre intervention du président lyonnais, ses homologues, Diouf en tête feraient mieux de balayer devant leur porte et prendre exemple sur ce modèle de réussite sportive. Les guerrillas internes monégasques, parisiennes et marseillaises sont fatiguantes de régularité et d'inutilité. Lyon continue lui, de prendre des années d'avance sur ses pseudos adversaires, rendant la ligue 1 de moins en moins passionnante.
Pas d'alarmisme cependant, la saison sera longue et pleine de surprises. Qui sait peut-être que Lyon sera relégué, non?????

