Un grand bravo à la FIFA qui remercie à sa manière l'organisation allemande en décernant à  Lucas Podolski le titre de meilleur jeune de cette coupe du monde. Le futur attaquant du Bayern Munich a été élu selon les critères suivants: syle de jeu, du charisme, du fair-play (!) et de l'enthousiasme pour le football.

Un choix circonstancié peu légitime si on se rappelle de l'attitude détestable de ce joueur lors du match Allemagne-Argentine. Podolski "chaud comme une bouillote" écopait d'un carton jaune après.....deux minutes de jeu pour une agression sur Mascherano.

La coqueluche allemande, loin de faire tousser la défense italienne lors de la 1/2 finale devance Lionel Messi (Argentine), Cristiano Ronaldo (Portugal), Luis Valencia (Equateur), Tranquillo Barnetta (Suisse) et Cesc Fabregas (Espagne).

Fabregas, du haut des ses 19 ans méritait sans doute plus ce titre honorifique, mais bon, il était dit que l'Allemagne remporterait un titre cette année!

En annonçant qu'il prendrait sa retraite à l'issue du mondial 2006, Zinédine Zidane savait que la tâche serait ardue et qu'en cas d'echec sa sortie serait quelque peu ratée. Mais voilà, l'homme ne connaît pas l'echec et n'y a sans doute jamais pensé en prenant cette décision. Il martelait à qui voulait l'entendre qu'il se sentait capable de faire sept matches de haut niveau, les sept derniers. On voulait le croire à tout prix mais chacun, sans le dire, était en proie au doute.

Les doutes se sont envolés au soir d'un certain France-Espagne, Zizou, auteur d'une prestation de haute volée passait alors la première étape d'un véritable tour d'honneur, ou l'idôle de tout un peuple allait revisiter les grandes étapes de sa brillante carrière le temps d'une coupe du monde, sa dernière.

L'Espagne c'est d'abord pour Zizou un 8ème de finale à l'euro 2000, son coup franc magistral qui contribua à la victoire des siens.

Il y'eut ensuite le Brésil, le match le plus abouti de Zidane en Allemagne, véritable remake d'un certain 12 juillet 1998.

Le mimétisme était même total face au Portugal puisqu'en 2000 c'était déjà Zidane qui scellait le sort des lusitaniens, déjà sur un penalty.

Aujourd'hui, on ose à peine espérer que la finale de cette année face à l'Italie connaisse le même sort que celle de 2000.

Néanmoins, face à un adversaire bien plus fort qu'il y  six ans, le match s'annonce fort difficile. Zidane et les siens devront se surpasser pour triompher des italiens. Confiance et prudence seront les maître-mots ce dimanche. Quoiqu'il arrive, les Thuram, Barthez, Zidane, Makélélé, auront répondu présent au rappel que le public français leur avait lancé à la veille d'un décisif Irlande-France. Zizou partira en seigneur, bien au dessus de tous ses illustres prédecesseurs auxquels on veut bien le comparer: Pelé, Maradonna, Platini. Leurs sorties furent à chaque fois ratées ou presque. Seulement voilà, Zidane c'est autre chose.

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