L'Olympique Lyonnais, déjà cavalier esseulé en ligue 1 doit se trouver bien isolé également lors des premiers tours de ligue de champions qui deviennent peu à peu une formalité pour l'insatiable club de JMA.
Au point de recevoir une standing ovation? A Bucarest, les socios roumains ne s'y sont pas trompés. Battus 3-0 chez eux, les supporters du Steaua ne pouvaient que reconnaître l'ultra supériorité rhodanienne.
Pour l'OL la véritable aventure semble bien commencer au stade délicat des huitièmes de finale. Les ancêtres olympiens, ceux de l'OM le rappellent à l'envi: jamais l'OL n'a su se hisser dans le dernier carré de cette impitoyable C1.
Un manque d'expérience à ce niveau expliqua les premières déroutes, les dernières ont été mises sur le compte du manque d'attaquants de classe. Ces deux paramètres étant rétablis on peut aisément s'avérer confiants pour cette campagne 2006-2007.
Pourtant rien ne garanti la présence de l'OL a Istanbul en mai prochain, la ligue des champions étant devenu un véritable parcours du combattant. Jugez plutôt le parcours effectué par l'OM avant de soulever la coupe d'europe des clubs champions:
Le Parcours jusqu'à la finale
- 16e A : Glentoran 0-5 OM
- 16e R : OM 3-0 Glentoran
- 8e A : Bucarest 0-0 OM
- 8e R : OM 2-0 Bucarest
- Poule : Rangers 2-2 OM
- Poule : OM 3-0 Bruges
- Poule : CSKA Moscou 1-1 OM
- Poule : OM 6-0 CSKA Moscou
- Poule : OM 1-1 Rangers
- Poule : Bruges 0-1 OM
A noter, qu'il n'y avait pas de quart et demi finale: le premier de chacun des deux groupes se rencontrant en finale.
Forcément incomparable, la ligue des champions révèle une difficulté décuplée. Battre un grand tel le Milan sur un match soit, mais réitérer l'exploit sur match aller retour et contre plusieurs gros calibres européens, l'affaire est tout autre. Bien que figurant parmi le trio de favoris avec Chelsea et Barcelone, Lyon comme ces deux clubs peut ambitionner une victoire finale en Turquie, mais il faudra être fort, très fort et bénéficier du brin de réussite qui lui a parfois fait défaut.
Un arbitre n'est jamais meilleur que lorsqu'on ne le voit pas. M Bré ne pourra sûrement pas se targuer d'être passé inaperçu ce dimanche lors du "choc" PSG-OM. La quasi totalité des matches opposant ces deux équipes est déjà une parodie de football, alors si le corps arbitral s'en mêle.... L'ambiance paraissait pourtant bon enfant, Zidane dans les tribunes, des supporters qui supportent, des joueurs qui voulaient jouer et pourtant ce fut encore un echec.
En 7 minutes, l'affaire était entendue, le précédent face à Sochaux avait ouvert la brèche à ces penaltys imaginaires. Une pseudo faute de X sur on ne sait qui étaient sanctionnée d'un penalty, vite transformé en 2 temps par Niang. 20 minutes plus tard, le même en couleur était sifflé pour le PSG cette fois, presque sans suprise, Pauleta se chargeait là aussi en 2 temps de la transformation. La fête déjà compromise était gâchée. Ces penalty censés protégés nos chers attaquants mirent en boule ces derniers, Pauleta et Niang fustigeant l'attitude du trio arbitral au micro de Canal +.
Le reste de la rencontre fut à l'image de cet entame calamiteuse, et il fallut attendre la dernière demi heure pour que Franck Ribery daigne se mettre à jouer et apporter un semblant d'intérêt à ce match. Le brio du jeune boulonnais mit rapidement à l'amende, Traoré, Mendy, toujours aussi naïf défensivement.
Nasri, toujours sur penalty, toujours en 2 temps doublait la mise pour l'Om avant que Pagis n'inscrive le but du KO sur un bon service de Ribery. L'Om toujours aussi dépendant du rendement de son joyau international reprennait son statut de co-leader, et le PSG s'enlisait dans ces faiblesses.
Les hors-jeu qui n'en sont plus, les penaltys de derrière les fagots, la course en avant pour un championnat ouvert et prolifique est sans pitié. A quand les penaltys systématiques dès qu'une équipe commettra 4 fautes collectives ? Le foot business aurait-il des envies de NBA? Faut il s'attendre à des 6-4 chaque week-end. Les contacts, le combat physique, le foot ne les supporte décidément plus et vous?