Il y a des matins ou se lever est plus facile que d'habitude. Des matins ou Ribery, Vieira, Zidane alimenteront les conversations de machines à café. Des matins ou les sourires seront revenus, ou l'optimisme sera de mise, la fin de semaine sera agréable et détendue. Au lendemain de la victoire face à l'Espagne on a envie de dire à cette équipe de France, un matin, encore un matin!.

Pour ajouter à la motivation des joueurs français pour ce match, les supporters espagnols sifflèrent généreusement la Marseillaise, Il y'avait pourtant déjà de quoi faire avec le comportement détestable de la presse espagnole et de son sélectionneur raciste, mais bon, merci du cadeau!.

Le but de David Villa sur penalty (28') apparraissait tellement heureux pour la seleccion que lorsque Franck Ribery s'en allait effacer Casillas (41'), on croyait à l'ouverture du score pour les français! La polémique Barthez /Coupet n'a elle semble t'il servi à rien puisque le titulaire désigné par Domenech n'a eu aucun arrêt décisif à effectuer depuis le début du tournoi. Ainsi, la défense française contenait aisément un Torres remuant mais peu gênant (aucune frappe) et la seule véritable inquiétude vint d'un coup franc non cadré de Pernia. A la mi-temps on regrettait surtout ce but encaissé sans que les espagnols se soient procurés la moindre occasion.

Le retour des vestiaires fut plus délicat pour les bleus car les espagnols avaient la main mise sur la rencontre mais leur circulation de balle sur la largeur du terrain ne déstabilisa pas l'organisation tricolore. Voilà au moins une consolation pour nos voisins ibériques : ils demeurent les champions du monde de la passe à dix, une autre compétition.....

Suite à la "mise en échec" du hokeyeur Puyol sur Henry, Vieira l'homme de ce début de coupe du monde, marquait de la tête au second poteau sur un coup franc de Zidane. L'Espagne se rua bien à l'attaque mais sans grande détermination et reçu finalement l'estocade de notre ambassadeur el senor Zidane, ex futur retraité du football qui d'un crochet extérieur "cassait les reins" du malheureux Puyol. Casillas était pris à contre pied, comme le furent tous ceux qui prédisaient la mort de cette équipe de France.

Nostradamus s'était fourvoyé, l'Espagne a bien traversé les pyrénées mais le seul trophée qu'elle emporte avec elle, c'est la palme d'or de l'arrogance et de l'autosuffisance, pour la coupe du monde ce n'était pas son heure.

 

L'Espagne du philantrope Aragones sera bien le prochain adversaire de nos bleus mardi soir. Après une victoire "Synthol" face au Togo, l'équipe de Domenech se présentera sur la pointe des pieds face aux redoutables ibériques, un rôle d'outsider qui pourrait bien sauver la mise à Zizou and Cie!

 Convaincante lors des matches de poule, la Seleccion rend la presse espagnole histérique et cette dernière se voit déjà championne du monde. "La retraite de Zidane est pour demain" (As) , " Y'a t'il une meilleure équipe que la nôtre " (Marca), voilà en substance ce que l'on peut lire sur les sites internet de nos voisins péninsulaires. Certes nous sommes loin de pouvoir entonner les mêmes ritournelles mais il ne serait pas étonnant que cet excès de confiance espagnol puisse motiver les bleus comme jamais.

Les raisons d'avoir peur:

- La forme du moment, l'Espagne reste sur trois succès consécutifs, 8 buts marqués en trois matches. Les cadres de l'équipe sont champions d'Europe en titre avec le Barca.

- Un effectif jeune et talentueux, Fabregas, Villa, Torres, Ramos, une moyenne d'âge de 22 ans. L'Espagne développe un jeu vif pouvant déstabiliser une équipe française vieillissante.

Les raisons d'espérer:

- La France est outsider et rencontrera mardi une équipe qui, enfin, produira du jeu, on peut d'ici imaginer les courses d'Henry lancé en contre par Zidane ( une première passe déc de Zizou pour Titi mardi?)

- L'expérience des grands rendez vous, la France a l'avantage de ses défauts, sa moyenne d'âge élevée peut s'avérer déterminante face aux fougueux espagnols.

- La surmotivation des bleus. Les provocations de la presse espagnols, l'épisode Aragones-Reyes (critique raciste à l'encontre d'Henry), l'enjeu du match: un quart face au brésil, tous ces facteurs font que l'équipe de Domenech peut se sublimer le temps d'un match.

Dans un match certainement tendu, on peut légitimement esperer que les bleus sauront créer la surprise et s'imposer face à l'Espagne. Une qualification en quart face au Brésil signifierait définitivement un mondial réussi pour la France, plus serait inespéré....

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