Le match
L'équipe de France débutait ce mardi la compétition face au voisin Suisse et le moins que l'on puisse dire c'est qu'on est loin d'être rassurés par la prestation de nos bleus. Lents, en manque d'inspiration offensive et friables défensivement les français peuvent même se féliciter de se sortir de cette rencontre sans dégât. Alex Frei était le premier dangereux mais ne réussissait pas à reprendre victorieusement le coup franc de Barnetta repoussé par le poteau.
Zidane tenta bien de profiter de la vitesse d'Henry en le lançant dans la profondeur à plusieurs reprises mais le Gunner ne fut guère inspiré hier allant même jusqu'à centrer pour.....lui même sur une action de ce type. La titularisation du jeune "prodige" annoncé, Franck Ribery avait des airs de Cissé en Corée, en effet ce dernier se montra bien moins à son avantage que lors de ses entrées en matches de préparation. Prévisible, et muselé par Degen le futur ex marseillais eut néanmoins l'occasion de s'illustrer en première période. Sur une passe en profondeur distillée par le précis Sagnol, Ribery profitait d'une erreur de Senderos pour aller -bien mal- centrer en retrait pour Henry qui reprennait tant bien que mal mais sa frappe du pointu était repoussée involontairement de la main par Patrick Muller.
A la mi-temps le constat d'impuissance était éclatant et l'on s'ennuyait ferme dans cette deuxième rencontre entre européens, fermée et heurtée (8 cartons jaunes).
Les Suisses étaient les plus dangereux dans le second acte, notamment sur cette tête en extension du Lillois Gygax esseulé au second poteau que le "divin chauve" repoussa en deux temps secondé par Abidal, nommé "pompier de service" par trois fois hier soir.
La suite de la rencontre était monocorde et l'on se prit à ésperer l'entrée du feu follet Ribery, c'était oublier que celui-ci venait de quitter la pelouse (sic !) (66'). Les entrées de Saha et Dhorasoo étaient néanmoins intéressantes puisque ces derniers se procuraient la seule véritable occasion française de la seconde période, le premier remisant pour le second dont la frappe n'attrappait pas le cadre.
La fin du match ouvrait le bal aux critiques acerbes de la presse et à la dédramatisation de circonstance des cadres, Raymond en prime, fustigeant la " qualité de la pelouse" et se félicitant d'avoir privé la Suisse de 2 points, affligeant!
Le jeu, les joueurs
Barthez fut impeccable sur les occasions suisses et ne relâcha q'un ballon, laissé à l'abandon sur le coup franc de Barnetta, sur une erreur de marquage de Thuram, moins en jambe que l'insatiable Gallas omniprésent comme à son habitude. Sagnol utilisa plus ou moins bien son couloir droit n'étant pas gêné dans sa progression par son attaquant. De l'autre côté Abidal fut intraitable sur son côté gauche mais n'apporta pas le surnombre offensif que recquiert le poste. A noter quelques fautes aux abords de la surface qui auraient pu coûter cher. Vieira livra un match sérieux repositionné dans l'axe aux côtés de l'infatigable Makélélé, meilleur français hier, comme d'habitude..... Wiltord fut pour le moins inexistant hier, on attendait plus de l'expérimenté lyonnais et Ribery n'a pas convaincu dans la peau de titulaire, on eut préferé le voir entrer en fin de match pour seconder Zidane, qui fut très propre, ne perdit pas de ballon et fut précieux dans son jeu long en profondeur sans pour autant être décisif. Toujours aucune passe décisive de Zizou pour Henry, qui seul en pointe comme en club s'est beaucoup fatigué mais n'a guère gêner son partenaire Senderos. Il fut même très maladroit sur des situations "Highburyiesques". Saha a une nouvelle fois prouvé qu'on pouvait compter sur lui dans le rôle de pivot, il aurait pu se montrer décisif sur sa remise de la poitrine pour Dhorasoo auteur d'une entrée plutôt réussie, dommage que sa frappe rasa le poteau en fin de match.